Les hommes du désert préparent le tchai et le biriani ; à la
nuit tombée, à la lueur d'une lampe électrique nous mangeons le riz aux
légumes, avec les doigts, le chapati servant de cuillère.
Nous partageons les fruits avec les ombres aux turbans se
découpant sur le ciel bientôt étoilé. Bernard me montre la voie lactée et la
casserole, l'étoile du Berger et l'étoile polaire ; il fait bon rêver au
firmament.
Puis nous suivons un homme portant les matelas et
couvertures en direction des dunes ; un peu à l'écart nous nous installons à
côté d'un feu éteint ayant servi aux touristes de la vielle. Thermolactil utile
; Allongés, le ciel est à nous ; j'ai compté 6 étoiles filantes, Bernard 2 puis
il s'endort.C'est féerique toutes ces étoiles scintillantes sur le grand
écran on ne se lasse pas.
Nuit un peu blanche ; tard dans la nuit un léopard décide de
s'allonger sur les pieds de Bernard et le pousse pour remonter jusqu'aux
mollets.
Heureusement Bernard m'avertit sinon j'aurai hurlé de sentir
cette présence chaude et viandeuse. Bernard lui parle en Hindi et voilà notre
compagnon qui s'en va puis revient pour s'installer sur moi ; il se gratte les
puces. Bernard est rendormi ; je vois la bête dans le noir son museau luisant,
me fixant.
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